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title: "La diversification mondiale : pourquoi investir partout ?"
description: Le classement des marchés boursiers change sans cesse. Pourquoi investir dans le monde entier plutôt que parier sur un pays, une région ou quelques géants.
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# La diversification mondiale : pourquoi investir partout ?

Personne ne sait quel pays, quelle région ou quelle société fera le mieux demain. La seule façon d’être sûr d’en profiter est de les détenir tous.

DDEL Portfolio Solution · 7 min de lecture

**L’essentiel**

- Le classement des marchés change sans cesse : en vingt ans, quinze pays différents ont terminé une année en tête.
- La Belgique ne représente plus qu’un quart de pour cent du marché mondial des actions : y concentrer son patrimoine est un risque inutile.
- Investir mondialement ne signifie pas tout miser sur quelques géants américains : une diversification large et bien pondérée reste essentielle.

## Le monde change, les marchés aussi

En 1900, le Royaume-Uni était de loin la première place boursière du monde, et la Belgique pesait davantage que l’Italie ou les Pays-Bas. Plus d’un siècle plus tard, les États-Unis représentent à eux seuls plus de 60 % de la capitalisation mondiale.

### Poids de quelques pays dans le marché mondial des actions

19002024

Royaume-Uni24,2 %3,7 %

États-Unis14,5 %60,5 %

Allemagne12,6 %2,1 %

France11,2 %2,8 %

Belgique3,4 %0,26 %

Part de la capitalisation boursière mondiale, en 1900 et fin 2024. Source : Elroy Dimson, Paul Marsh et Mike Staunton, DMS Database 2024.

Aucun investisseur de 1900 n’aurait pu prévoir cette évolution. Certains marchés ont même disparu : la Russie, qui pesait près de 6 % du marché mondial en 1900, a vu ses bourses fermer après la révolution de 1917. Rien ne garantit que le classement actuel sera celui de demain.

## Chaque année, un autre gagnant

À plus court terme, l’ordre d’arrivée des marchés est tout aussi imprévisible. Le tableau ci-dessous classe chaque année, du meilleur au moins bon, les marchés d’actions de 22 pays développés.

### Classement annuel de 22 marchés d’actions développés, de 2006 à 2025

Cliquez sur un pays, dans le tableau ou dans la liste, pour suivre son parcours.

Faites glisser le tableau horizontalement pour voir toutes les années.

▲ Meilleur marché de l’année

ESPFINJPNNORSWEIRLBELFINUSADNKCANAUTFINNZLDNKAUTPRTITASGPESPPRTHKGCHEAUSDNKNZLDNKIRLNZLIRLNZLHKGNZLIRLNLDNLDHKGESPUSAAUTIRLDEUUSASGPHKGUSASGPUSADNKBELNORSGPUSACHESWEUSADNKDNKAUTIRLSGPNORESPSWESGPGBRDEUDEUHKGJPNAUSDNKHKGNLDUSACANGBRUSAIRLFINNORCANFRAHKGCANCHENZLESPBELAUTAUTNLDNORUSAFINNORAUSNLDCANITASWESGPCANBELJPNNORHKGNLDSGPITAUSAFRACHEDNKNZLSWENORIRLITAPRTDNKAUSDEUCANUSABELAUTBELIRLFINFRAITASGPCANIRLFRAESPSWEDEUNLDBELDNKSGPNZLAUSAUSAUSJPNCANNLDNLDNORPRTITAJPNCHESGPDEUESPCANAUTPRTDNKESPCHENLDSWECHECHEPRTPRTDEUAUSFRAPRTDNKBELFRABELSWEDEUESPNLDGBRNORESPFRAFRAFINUSADEUESPFRAPRTCHEGBRCANJPNJPNBELFRANLDGBRAUTFINCANNLDDNKAUSCHEJPNJPNJPNAUSDEUITAFRAAUTGBRDEUITAFRASWENLDAUTJPNCHESWENLDFRAHKGPRTNLDSWEAUSAUSNZLCHENLDGBRNLDNZLITAPRTGBRSWENORGBRJPNHKGSGPCHESWEGBRHKGFINITACANAUSHKGAUSGBRAUSDNKDEUDNKUSAITAESPDEUSWEFINGBRDEUCANIRLFINAUSHKGNORGBRITAHKGFRANZLHKGGBRAUTGBRSWEGBRGBRDNKBELFRASGPJPNGBRNZLCHEHKGUSAPRTITANLDFRAFINNZLSWENZLESPUSAESPJPNITADEUCHEPRTCHESGPFINCHENZLUSABELSGPITAHKGITAGBRFINSWECANSGPNORBELUSANZLSWEFRACHEAUTFINCHEFRADEUCANPRTFRAAUSCHEAUSITAAUTAUTJPNDEUBELNORJPNCANSWENORDEUPRTPRTJPNNORDEUNORIRLBELDEUESPESPESPIRLNORFRAUSANZLBELBELIRLITAITAIRLCANNORESPBELIRLIRLNORSGPPRTAUTSGPFINAUSUSAJPNAUTFINIRLFINPRTAUSAUTSGPITACANBELHKGBELHKGNLDFINDNKNZLJPNIRLIRLJPNESPAUTESPSGPPRTCANDNKNZLAUTFINGBRNZLSWEHKGPRTDNK

▼ Moins bon marché de l’année

20062007200820092010201120122013201420152016201720182019202020212022202320242025

Rendement annualisé 2006–2025, en USD

*USA*États-Unis**10,4 %**

*DNK*Danemark**9,2 %**

*NLD*Pays-Bas**8,5 %**

*SGP*Singapour**7,8 %**

*CHE*Suisse**7,6 %**

*SWE*Suède**7,1 %**

*CAN*Canada**6,9 %**

*AUS*Australie**6,6 %**

*HKG*Hong Kong**6,5 %**

*DEU*Allemagne**6,4 %**

*ESP*Espagne**6,1 %**

*FRA*France**5,6 %**

*GBR*Royaume-Uni**5,4 %**

*NOR*Norvège**4,5 %**

*FIN*Finlande**4,3 %**

*NZL*Nouvelle-Zélande**4,2 %**

*JPN*Japon**4,2 %**

*ITA*Italie**3,7 %**

*AUT*Autriche**2,6 %**

*BEL*Belgique**2,4 %**

*IRL*Irlande**1,8 %**

*PRT*Portugal**0,3 %**

Rendements annuels des marchés d’actions de 22 pays développés, en USD, de 2006 à 2025 ; rendements annualisés sur la période. Le classement serait identique en euros, puisque tous les marchés sont convertis au même taux de change. Source : Dimensional Fund Advisors. Indices non investissables, hors frais. Les performances passées n’offrent aucune garantie pour les performances futures.

En vingt ans, quinze pays différents ont terminé une année en tête. Les États-Unis, qui affichent pourtant le meilleur rendement sur l’ensemble de la période, n’ont été premiers qu’une seule fois, et figuraient parmi les moins bons en 2006 comme en 2025. Le Danemark, deuxième sur vingt ans, a terminé dernier en 2016 et en 2025. Quant à la Belgique, première en 2012, elle se classe vingtième sur vingt-deux sur l’ensemble de la période.

> Le marché qui fera le mieux l’an prochain ? Personne ne le sait. C’est précisément pour cela qu’il faut les détenir tous.

## Le piège de la préférence nationale

Beaucoup d’investisseurs privilégient spontanément les sociétés qu’ils connaissent : celles de leur pays, dont ils lisent le nom dans la presse ou dont ils utilisent les produits. Ce réflexe, que les chercheurs appellent la « préférence nationale », est compréhensible, mais coûteux.

Fin 2024, la Belgique représentait 0,26 % du marché mondial des actions. Un portefeuille d’actions belges se prive donc de 99,7 % des opportunités mondiales et concentre son risque sur une poignée de sociétés et de secteurs. Les investisseurs belges ont d’ailleurs appris à leurs dépens, avec la chute de Fortis et de Dexia en 2008, qu’un seul pays peut réserver de mauvaises surprises. À l’échelle mondiale, ces accidents existent toujours, mais leur poids dans un portefeuille devient minime.

## Mondial ne veut pas dire américain

Investir partout ne règle pas tout. Parce que les grandes sociétés américaines ont fortement progressé, les indices mondiaux classiques sont aujourd’hui très concentrés : fin 2025, les dix premières valeurs pesaient 41 % du S&P 500, et près d’un quart de l’indice MSCI All Country World IMI, qui couvre pourtant plus de 8 000 sociétés dans le monde. Un fonds indiciel mondial dépend donc fortement de quelques géants de la technologie.

Cette domination peut durer, ou non. De 2001 à 2025, les marchés émergents ont fait mieux que les pays développés une année sur deux environ (56 % des années, en USD, selon les indices MSCI), avec de longues séries dans un sens comme dans l’autre. Une bonne diversification ne consiste donc pas seulement à multiplier les pays, mais aussi à éviter qu’une poignée de titres ne dicte le résultat.

## Ne pas exclure les gagnants

La tentation inverse existe aussi : choisir quelques titres prometteurs plutôt que tout le marché. Le problème est que les meilleures performances proviennent souvent d’un petit nombre de sociétés, impossibles à identifier à l’avance. Les manquer coûte cher.

**10,4 %**par an pour l’indice mondial des actions, de 2011 à 2025

**7,2 %**sans les 10 % de titres les plus performants de chaque année

**5,8 %**sans les 25 % de titres les plus performants de chaque année

MSCI All Country World Index (dividendes bruts), en USD, rendements annualisés de 2011 à 2025. Source : Dimensional Fund Advisors, à partir de données Bloomberg et MSCI. Indices non investissables, hors frais.

## Ce que nous en retenons chez DDEL

Nos portefeuilles d’actions sont investis dans le monde entier, pays développés comme marchés émergents, au travers de près de 14 000 sociétés cotées. Cette diversification extrême poursuit trois objectifs :

- **ne jamais dépendre** d’un seul pays, d’un seul secteur ou de quelques sociétés ;
- **être présents partout** où les rendements se manifesteront, sans devoir les prévoir ;
- **limiter la concentration** : en accordant un peu plus de poids aux petites sociétés et aux sociétés bon marché, notre approche [multi-facteurs](https://www.ddel.be/analyses/facteurs-de-rendement?hsLang=fr) réduit naturellement l’emprise des géants sur le portefeuille.

La diversification est souvent présentée comme le seul « repas gratuit » de la finance : elle réduit le risque sans sacrifier le rendement espéré. Il serait dommage de s’en priver.

**Pour aller plus loin**[Les marchés sont-ils efficients ?→](https://www.ddel.be/analyses/les-marches-sont-ils-efficients?hsLang=fr)[Les facteurs de rendement expliqués→](https://www.ddel.be/analyses/facteurs-de-rendement?hsLang=fr)[Gestion active ou passive : ce que disent vraiment les chiffres→](https://www.ddel.be/analyses/gestion-active-ou-passive?hsLang=fr)

**Sources :** Dimson, Marsh et Staunton, DMS Database (2024) ; Dimensional Fund Advisors, classement annuel des marchés d’actions par pays (2026), « Why It Makes Sense to Invest Around the World » (2026), « Market Concentration at High Valuations: What to Do? » (2026) et « Beleggingsprincipes voor het omgaan met volatiliteit » (2026). Toutes les performances sont des rendements d’indices, non investissables et hors frais.

Cet article a une vocation purement informative et ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées n’offrent aucune garantie pour les performances futures.

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