Ronald Read, vétéran de la seconde guerre mondiale, veuf depuis 40 ans et sans enfants, a mené une vie paisible et très simple dans une petite ville de 12.000 habitants du Vermont aux Etats-Unis. Sans patrimoine familial, il a travaillé pendant toute sa vie en tant qu’employé-pompiste et puis concierge. Très peu dépensier, il portait toujours les mêmes chemises de bucheron et se chauffait en ramassant les branches mortes devant chez lui. Malgré son faible salaire, il a pu accumuler plus de 8.000.000 $ qu’il a légué à son décès à l’hôpital et à la bibliothèque municipale. Ces heureux légataires étaient loin de se douter de l’état de fortune de M. Read.

Peu de gens le savaient, mais Ronald Read ne faisait pas que couper du bois de chauffage pendant son temps libre : durant près de 60 ans, il a investi en bourse chaque dollar épargné dans des fleurons de l’économie américaine. A son décès, il comptait des investissements hautement diversifiés dans tous les secteurs de l’économie.

Que faut-il retenir de cette histoire?

Rien ne sert de spéculer, il faut être diversifié.

Read a toujours investi de manière diversifiée sans jamais spéculer. Tout comme un certain Warren Buffet, il évitait les actions technologiques et les titres « à la mode » qui font l’actualité dans la presse financière.

Conformément à une vision passive de l’investissement, il achetait des actions pour le long terme. En outre, il effectuait peu de mouvements dans son portefeuille car il savait que cela pouvait engendrer des frais importants.

Son portefeuille bien diversifié lui a permis de répartir son risque boursier à travers près de 100 entreprises. Tant et si bien que la faillite de Lehmann Brothers (titre qu’il détenait en portefeuille) n’a eu qu’un léger impact sur son rendement total.

Top 10 des positions détenues par Ronald Read à son décès: 

Read invests

Le temps est le meilleur ami de l’investisseur

Read a eu la chance de pouvoir vivre en bonne santé jusqu’à ses 92 ans. Sa longue existence lui a permis d’être investi en bourse sur plusieurs dizaines d’années… le pouvoir des intérêts composés s’est chargé de faire le reste.

La grande majorité des investisseurs commence à investir trop tard. Comme nous avons pu déjà l’écrire dans l’article « Il faut apprendre à investir comme on apprend à rouler en vélo », le meilleur jour pour commencer à investir est le jour de notre naissance (le second meilleur jour, c’est aujourd’hui).

Investir régulièrement et de manière disciplinée

Read a été un investisseur patient qui a traversé les crises sans jamais cesser d’investir. Qu’importe les cycles boursiers et les crashs, il investissait à intervalles réguliers son épargne et les dividendes distribués par ses investissements. Des calculs réalisés a posteriori ont démontré que, pour accumuler sa fortune, M. Read avait du investir environ 300 dollars de son salaire par mois pendant 60 ans. En fin de vie, les dividendes distribués (et réinvestis) culminaient à près de 20.000 $ par mois.

En conclusion

Mis à part le fait que cette histoire confirme que l’habit ne fait pas le moine, le cas de Ronald Read démontre que même une petite épargne mensuelle peut produire un capital conséquent plusieurs dizaines d’années plus tard.

Il ne faut pas être un “Warren Buffet” pour devenir un investisseur à succès. Vous pouvez y parvenir également en respectant quelques règles simples :

  • Investir de manière diversifiée (via des indices ou des fonds passifs),
  • Investir régulièrement en suivant un plan discipliné (via un ordre permanent par exemple),
  • Commencer à investir le plus tôt possible,
  • Privilégier une gestion low-cost.