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title: Gestion passive et facteurs de rendement. - DDEL
description: La présence des facteurs de rendement a été identifiée par le monde académique. Ils sont logiques et clairement visibles dans diverses régions et sur de longues périodes.
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# [Gestion passive et facteurs de rendement. - DDEL](https://www.ddel.be/blog/gestion-passive-et-facteurs-de-rendement)

 Rédigé par [DDEL](https://www.ddel.be/blog/author/ddel) | 2020-07-13

Deux manières de gérer les portefeuilles de valeurs mobilières coexistent, l’une active l’autre passive.

Dans la boîte à outils des **gestionnaires actifs** (=Private Bankers traditionnels), nous trouvons la sélection de valeurs individuelles et la prédiction d’événements de marché.

Le **gestionnaire passif** quant à lui évacue toute forme de spéculation et de « market timing »; il se réfère à la recherche académique et plus particulièrement à «la théorie des marchés efficients » selon laquelle le prix d’une action reflète l’information légalement disponible à tout moment. Pour cette raison, il est particulièrement complexe pour un gestionnaire de fonds de battre son indice de référence ou les autres acteurs du marché.

DDEL écarte la **gestion active** pour quatre raisons : elle est **trop chère**, **peu diversifiée**, **aléatoire** et globalement **moins rentable** qu’une gestion passive. Trouver le gestionnaire actif idéal pour les trente ou quarante prochaines années est une gageure. Après quinze ou vingt ans, **seule une minorité de fonds survivent et/ou battent le marché**.

**Deux voies pour la gestion passive.**

1\. L’une vise à **suivre un indice** le plus fidèlement possible. Cependant, les frais, aussi faibles soient-ils, rendent théoriquement impossible pour un investisseur indiciel de répliquer parfaitement l’évolution de l’indice sous-jacent. Un indice est en fait principalement conçu comme un outil de mesure, un benchmark et non comme un instrument financier. En conséquence, il existe de nombreux inconvénients associés à la gestion indicielle.

Le plus grand des risques pour l’investisseur indiciel est de ne pas être correctement diversifié. Les fonds indicés ont tendance à concentrer leurs investissements sur les plus grandes valeurs à forte croissance. Les indices reflétant la capitalisation des sociétés sous-jacentes, il en résulte qu’un nombre limité de grandes sociétés constitue une grande partie de l’indice. C’est ainsi qu’Apple, Microsoft et Amazon composent ensemble 10% de l’indice mondial « MSCI World ».

2\. L’autre voie consiste à **investir dans des sources de rendements attendus plus élevés**. C’est cette voie que DDEL a choisi de suivre car DDEL surpondère dans ses portefeuilles certains types de sociétés comme les «Value-Stocks», les « Small-Caps » et les sociétés les plus profitables. Ce mode de gestion est parfois appelé “Smart-Beta” ou “gestion factorielle”. 

DDEL s’assure aussi que ces **facteurs** soient correctement **combinés**. C’est ainsi que la combinaison «Small-Value» a généré un rendement annualisé de 14,01% depuis 1926, contre seulement 9,89% pour son homologue «Large-Growth».

Le graphique ci-dessous montre que l’histoire ne donne pas toujours raison aux facteurs de rendement. Entre 1928 et 2019, on constate une prime de risque positive dans 63% des cas et une prime de risque négative dans 37% des cas. Pour toute la période, cela se traduit par une prime supplémentaire de 3,07% par an. Sur les vingt dernières années, la prime de risque «value» fût positive sept fois les dix premières années et trois fois, les dix dernières années. Doit-on en conclure que la prime de risque « value » a disparu ? Il est bien trop tôt pour pouvoir l’affirmer ou l’infirmer. En revanche, les sociétés dites « value » sont historiquement faiblement valorisées.

La présence des facteurs de rendement a été identifiée par le monde académique. Ils sont logiques et clairement visibles dans diverses régions et sur de longues périodes. À court terme – et comme nous pouvons le constater actuellement – les entreprises de type « value » peuvent sous-performer. **DDEL est un investisseur à long terme et souhaite intégrer ces facteurs dans les portefeuilles de ses clients** afin de leur offrir les meilleures chances de rendement pour le futur.

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