Taxation des plus-values: grands principes
À partir du 1er janvier 2026, la Belgique instaure un nouveau régime de taxation sur les...
À partir du 1er janvier 2026, la Belgique instaure un nouveau régime de taxation sur les plus-values des actifs financiers. Cette réforme vise principalement les personnes physiques résidentes belges et les entités soumises à l'impôt des personnes morales (ASBL, fondations). Les sociétés commerciales et les non-résidents ne sont pas concernés.
Le texte de loi n’ayant pas encore été voté, de nombreuses incertitudes demeurent quant à sa mise en œuvre concrète — notamment en ce qui concerne la capacité des institutions financières à prélever la taxe dès le 2 janvier ou rétroactivement à partir du second semestre.
Néanmoins, comme les grands principes sont connus, nous en proposons ci-dessous une synthèse.
Le nouveau système distingue trois types de plus-values, avec des régimes fiscaux différents :
Il s'agit de la vente d'actions à sa propre société (holding) que l'on contrôle.
Concerne la vente de parts d'une société dans laquelle un contribuable détient au moins 20% des droits.
C'est le régime standard qui touchera la majorité des investisseurs particuliers.
La taxe s'applique à une définition large des actifs financiers :
La plus-value est la différence entre le prix de cession (vente) et la valeur d'acquisition (achat).
Seuls les gains réalisés après le 1er janvier 2026 sont taxés.
Pour les actifs non cotés (actions de PME, etc.), la valeur au 31 décembre 2025 sera déterminée selon la méthode la plus élevée parmi celles listées ci-dessous:
Les pertes (moins-values) sont déductibles, mais sous conditions strictes :
Opt-in ou Opt-out ? Quel choix pour les investisseurs ?
À partir de 2026, l'investisseur belge devra choisir la manière dont le nouvel impôt de 10 % sur les plus-values sera prélevé. Il aura le choix entre l'« opt-in » et l'« opt-out ».
Si vous optez pour "l'opt-in", votre banque retiendra automatiquement 10 % d'impôt chaque fois que vous vendez un investissement avec profit. Vous n'avez rien à calculer vous-même : tout est géré pour vous.
La loi donne aux investisseurs la possibilité de ne pas choisir la retenue automatique. Votre banque ne retiendra pas l'impôt de 10 % sur les plus-values au moment de la vente. Vous devrez alors déclarer et payer vous-même l'impôt sur les plus-values via votre déclaration fiscale.
Avantages :
Inconvénients :
Période transitoire :
Sur base des derniers projets de textes connus, les institutions financières auraient jusqu'au 30 juin 2026 pour mettre en œuvre le système de retenue du précompte mobilier (opt-in). Le choix de l'opt-out devrait être également rendu possible au plus tard pour cette même date.
L’instauration d’un régime transitoire est également attendue pour la période comprise entre le 1er janvier 2026 et la date de publication de la loi au Moniteur belge. Durant cette période, les institutions financières ne seront pas en mesure de prélever le précompte mobilier à la source. Le législateur envisage dès lors plusieurs mécanismes alternatifs, qui devront encore être précisés et confirmés dans les textes définitifs.
Le transfert par donation ou décès ne remet pas zéro le compteur des plus-values. Le bénéficiaire hérite de la "valeur historique d'acquisition" du donateur/défunt. Lors de la revente future, la plus-value sera calculée sur base du prix payé initialement par le donateur/défunt, et non sur la valeur au jour de la donation ou du décès.
Si un contribuable quitte la Belgique, le fisc considère que ce dernier a vendu fictivement tous ses actifs le jour de l'émigration et taxe toutes les plus-values latentes.
Cependant, la taxe n'est pas due s'il ne cède pas ses actifs financiers dans les deux ans de son départ ou s'il rétablit sa résidence en Belgique dans ce même délai de deux ans.
Les fonds obligataires restent soumis à la Taxe Reynders (30% sur la partie intérêts). Ce montant payé sera déduit de la base imposable de la nouvelle taxe de 10% pour éviter une double imposition.
Dans ces cas-là, il n'y a pas de retenue à la source. Le contribuable devra déclarer ses plus-values dans sa déclaration fiscale.
Il s'agit des plus-values sur actifs financiers qui dépassent ce qu’un particulier peut raisonnablement considérer comme une « gestion normale » de patrimoine privé — par exemple des opérations spéculatives répétées, des ventes entre parties liées, ou tout gain issu d’une activité assimilable à du trading intensif. Ces plus-values restent taxables au taux de 33% (augmenté des centimes additionnels communaux).
Les investisseurs se laissent souvent (mal) guider par les règles fiscales. Bien que la nouvelle taxe sur les plus-values modifiera dès 2026 le paysage fiscal pour les investisseurs, nous soulignons que pour DDEL, les principes fondamentaux d'investissement restent primordiaux. Il est largement documenté qu'un portefeuille diversifié à faibles coûts, combiné à une planification à long terme, constitue l'approche la plus efficiente.
Nos portefeuilles sont composés d'un nombre limité de fonds, chacun étant largement diversifié, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de détenir des dizaines de fonds. Cette simplicité – qui maintient les coûts bas – garantit également que le traitement administratif de la nouvelle taxe reste clair et simple pour nos clients.
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